Le Musée Lombart
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Historique

1904, le patronage et pensionnat des Dames de Louvencourt (sœurs de Jeanne d'Arc) sont mis aux enchères suite à la décision du ministère Combes de fermer les établissements catholiques. (loi de 1905 sur la séparation de l'église et de l'état).

M. Margry, négociant à Doullens reste adjudicataire un moment, mais, c'est finalement Jules-François Lombart qui l'emporte avec une enchère de 46 000 Frs.

Cette propriété appartenait à la Communauté des soeurs du Sacré Coeur de Jésus et de Marie, dite de Louvencourt, pour en avoir fait l'acquisition de M. Louis le Correur, propriétaire à Amiens (acte passé par Me Cabour le 21 novembre 1836).

L'intention de M. Lombart, industriel de la chocolaterie, dont les parents étaient doullennais, est de doter la ville de Doullens d'un Musée et d'un jardin public. "L'oeuvre que j'avais tout à coeur de réaliser en dotant la ville de Doullens d'un monument élevé à la mémoire de mes bien-aimés parents".

Quatre ans après, Jules François Lombart met son projet à exécution. Un architecte de Paris : Jourdan, et un entrepreneur de Doullens M. Wulfran Thuillier, élèvent une magnifique galerie entre deux pavillons carrés, les plafonds sont des verrières d'où tombe un éclairage tamisé et bien réparti. Deux énormes sphinx dus au ciseau du sculpteur Legrand montent la garde de chaque côté de la porte d'entrée.

Le 28 juin 1908, le Musée est inauguré en grandes pompes, avec deux ministres , M. Ruau, ministre de l'agriculture et M. Dujardin-Beaumetz, sous-secrétaire d'État aux beaux-arts, le préfet , cinq députés, deux généraux, dont le maréchal Joffre. Un banquet de 600 couverts est servi sous une tente immense installée dans la cour de l'Hôtel de ville.

Jules François Lombart (1830-1915)


ingénieur civil et industriel de la chocolaterie

Il achète les bâtiments dans le but de doter Doullens d'un musée et de jardins (46 000 F)

passionné d'égyptologie

dons à la ville de Doullens

1908, inauguration en grandes pompes avec 3 ministres, le sous-secrétaire d'état aux Beaux-arts, le préfet, 5 députés, 2 généraux dont Joffre en personne.

Jardins

Ce ne sont pas des jardins à la française, même s'il y a ressemblance et s'ils sont élégamment dessinés.

Fleurs habituelles : buis et fushias tiges (existent depuis la création des jardins, 1908 => soin particulier)

Puits des Marmousets

Marmouset, ancien français, fou de cour ou favori

Reconstitution en 1912 de l'ancien puits qui était rue du Bourg près du Beffroi.

La margelle est d'origine (octogonales - en grès curieusement taillés) de 1640.

En 1830, le puits est bouché rue du Bourg. Sur la corniche sont inscrits les noms des maïeurs et échevins.

Le ferronnerie, moderne, est reproduite par Paul Carpentier d'après des documents d'archives (cage décorée par les blasons des échevins de la ville).

La margelle de ce puit est très ancienne.

Elle fut déplacée sur un autre puit en 1840 situé dans la cour de la mairie de cette époque.

Sur l'initiative de M. Copineau, magistrat de la ville, décision fut prise de reconstituer ce puit dans les jardins du musée en 1912.

Les noms des maïeurs et échevins de Doullens en 1640 (sur la corniche) : "BOITEL François, maïeur, DAITZ Pierre, lieutenant, GIGAULT Antoine-Jean ; PINGREL Isaac, échevins, 1640"

Selon Rivoire le mot Marmousets est le diminutif de Marmot (figure grotesque ou grimaçante). Il ajoute que c'est de cette manière qu'étais qualifié le sceau des maïeurs et échevins de cette époque. Quant au pourquoi de cette qualification, personne ne le sait.

Sources : Office de Tourisme - "La Mémoire de Doullens" André Guerville"

La Ville